Les métiers de demain des entreprises de commission, de courtage et de commerce intracommunautaire et d'importation-exportation

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Les métiers des entreprises de commissson, courtage et de commerce intracommunautaire et d'importation-exportation évoluent sous l’effet de facteurs à la fois liés à l’environnement international ainsi qu’à l’évolution de la réglementation des normes et des procédures. Les perspectives et facteurs d'évolution sont détaillés ici, métier par métier.

 

Les principaux facteurs d'évolution des métiers

  •  Les facteurs liés à l’environnement international

Dans un contexte d’internationalisation croissante des activités, la connaissance des différents marchés internationaux, des spécificités et des pratiques commerciales en vigueur, des modèles culturels propres à chaque clientèle devient primordiale.

 

  • Les facteurs liés à la réglementation, aux normes et procédures

La réglementation de l’Import-Export génère bien sûr des contraintes particulières à ce type d’activité. Cette réglementation évolue en fonction des accords tarifaires, commerciaux et douaniers internationaux, et de législations spécifiques à la commercialisation de certaines gammes de produits ou de services.

Les aspects réglementaires liés au respect de l’environnement, à la sécurité et à la santé tendent à prendre de plus en plus d’importance. Ils imposent de nouvelles exigences en matière de conditions de transport et d’acheminement, d’emballage, de stockage des produits.

Le développement de normes et procédures qui en découlent influence fortement certains métiers de l’Import-Export, dans le domaine de la logistique notamment, compte tenu des exigences croissantes de qualité et de traçabilité.

D’autre part, les compétences associées à l’analyse des risques du fait des transactions internationales se développent.

 

 

Perspectives et facteurs d’évolution des métiers de la branche des entreprises de commission, de courtage et de commerce intracommunautaire et d'importation-exportation :

 

Acheteur vendeur

  • La part de négociation des activités a tendance à devenir plus importante
  • La spécialisation par produit semble se renforcer
  • Les déplacements deviennent plus nombreux

Directeur marketing

Selon les cas, la mise en oeuvre de l’orientation client nécessite une segmentation croissante des clientèles et le développement de moyens et de systèmes d’information complexes d’analyse des besoins de la clientèle (data-mining par exemple) afin de mieux cibler et d’individualiser l’offre produit et la stratégie de communication.

Chef de produit

Besoin de renforcement des compétences dans les domaines du marketing et du développement commercial, dans un environnement de plus en plus concurrentiel et en évolution perpétuelle. Le chef de produit peut être amené à effectuer des études sur le potentiel de développement d’une gamme de produits développée à l’étranger par un fournisseur notamment en fonction de l’évolution de la réglementation européenne qui peut entraîner de nouvelles exigences.

Directeur de département

Dans certaines entreprises, la dimension commerciale du métier semble prendre de l’importance.

Attaché commercial

De plus en plus, ce métier se professionnalise et il doit diffuser dans le réseau des compétences commerciales. Il devient animateur de la dynamique commerciale dans les entreprises. Il est amené à piloter l’activité des partenaires. La coopération avec le marketing s’accentue.

Commercial sédentaire

Dans les années prochaines, il sera demandé aux commerciaux sédentaires de devenir des commerciaux à part entière. Ils devront dépasser leur rôle principal actuel de « preneur de commandes » pour aller vers des activités véritablement commerciales.

Technico-commercial

  • Impact des nouvelles technologies (e-commerce, EDI-échanges de données informatisées avec des fournisseurs) dans certaines activités
  • Développement croissant d’une fonction de conseil auprès de la clientèle : vente de solutions techniques, mais aussi de services connexes

Assistant Administration des ventes

Les évolutions technologiques liées à la généralisation des PGI font que les ADV tendent à devenir des « intégrateurs de commandes ». Le poste tend à perdre de son intérêt et à devenir plus routinier (réapprovisionnement des stocks).

Pour certains assistants ADV (une minorité), l’emploi évolue cependant vers une fonction d’assistant chef de produit (niveau supérieur à l’assistant ADV), pour décharger ces derniers de certaines tâches ADV et les recentrer sur les fonctions marketing et développement.

D’autre part, dans certaines structures de commerce, l’administration des ventes se fait de plus en plus en coopération avec les commerciaux. La délimitation du métier devient moins nette. On demande aux assistants d’acquérir des compétences commerciales et de prendre en charge des activités commerciales simples.

Responsable de l'organisation logistique

Les exigences réglementaires liées à certains produits s’intensifient. Il faut de plus en plus avoir des personnes qui maîtrisent ces connaissances et les contraintes dans le domaine sanitaire, de la sécurité, de l’environnement... afin d’être en mesure de développer des argumentaires. Il est nécessaire d’avoir des spécialistes qualité car les acheteurs sont très pointus et sont très sensibilisés aux différents risques.

La rapidité des transports augmente. Il faut être de plus en plus réactif dans le regroupement des documents.

Technicien SAV

Pour les techniciens SAV qui se déplacent, l’utilisation des nouvelles technologies se répand : comptes-rendus d’interventions saisis sur ordinateur portable, saisie des données dans des progiciels ERP, etc.

  • Évolutions technologiques importantes dans certains domaines d’activité (ex : passage de l’électro-technique à l’électronique et au numérique, etc.)
  • Exigences de productivité croissante (optimisation des temps d’intervention)
  • Renforcement des contraintes de traçabilité, des exigences qualité.

Formateur technique

Les produits intègrent de plus en plus une part d’électronique et d’informatique ce qui rend nécessaire pour les entreprises d’intégrer des pré-requis liés à l’intérêt pour les systèmes d’informations.

Consultant chef de projet SAI

Le métier pourrait se spécialiser davantage (spécialistes secteurs), compte tenu des attentes fortes des entreprises. Les SAI essaient de développer les synergies entre leurs missions. Elles ont besoin pour cela de se recentrer et d’avoir une approche plus ciblée des secteurs couverts. Recours croissant aux NTIC, à Internet, à des bases de données permettant  de recueillir des informations pays.

Consultant commercial SAI

L’internationalisation des marchés tend à développer l’activité et à diversifier le profil des entreprises à accompagner. Des entreprises plus petites et moins organisées se lancent à l’export. Les prestations de conseil et d’accompagnement offertes doivent être adaptées. Le métier pourrait être appelé à évoluer en se spécialisant davantage (spécialisation sectorielle en particulier).

Courtier

Le métier est d’abord soumis à l’internationalisation de l’activité : nécessité de maîtrise de plusieurs langues (anglais a minima) ; nouvelles organisations avec des représentants dans différents pays. Développement de la mission de conseil : les agents exportateurs n’ont en général pas de compétence produit aussi forte que les courtiers, qui sont des experts dans leur domaine d’activité. Un vendeur peut souhaiter faire appel à un courtier en tant que conseil spécialisé. La spécialisation produit : tendance des courtiers à devenir de plus en plus spécialisés sur des segments fins (les oléagineux, les produits d’alimentation du bétail, etc.).

Les outils informatiques semblent peu évoluer, même si l’informatisation permet une plus grande traçabilité, un meilleur suivi des contacts clients, des opérations, etc.